Apety: L’application qui met fin au temps d’attente dans les restaurants

Ecrit par| Business & Law

Qu’est ce que Apety et qui est derrière ce projet?

Alors nous sommes un groupe de trois étudiants, deux de l’EPFL, Teo et moi-même, étudiants en Computer Science et en entrepreneurship ainsi que Floran, étudiant à HEC Lausanne.

Notre startup s’appelle Apety, il s’agit d’une application mobile permettant de réserver une table, inviter ses amis et précommander son repas afin de gagner du temps au restaurant. Le client n’a plus besoin d’attendre le plat, ce dernier sera servi dans les minutes suivant son arrivée. Il y aura également un gain de temps au niveau du paiement : celui-ci est directement intégré à l’application. Nous avons estimé que lorsque l’on se rend au restaurant, on perd entre vingt à trente minutes, que ce soit le temps de s’installer, décider ce que l’on veut manger, commander son repas, que l’on soit servi. La fin du repas est également gourmande en temps, il faut commander un dessert/café, demander l’addition et enfin attendre de pouvoir payer. Ce qui peut revenir à plus de dix heures d’attente au restaurant par mois.

D’où est venue l’idée ?

J’ai suivi un cours d’SHS d’entrepreneuriat avec Teo lors de notre troisième année. Dans le cadre de ce cours il fallait trouver une business idea et bien approfondir l’idée et son business model. Franchement c’est la meilleure SHS que je n’aie jamais faite. Arrivé noël [ndlr fin du semestre]nous avons trouvé dommage de s’arrêter juste au cours, surtout qu’nous avions reçu de bons feedback. Nous avions notamment fait passer un sondage auprès des étudiants, vous y avez d’ailleurs peut-être répondu et le retour était très positif. Quelques professionnels nous ont également donnés un bon retour. Nous avons donc décidé de concrétiser ce projet. Nous avons dès lors commencé à chercher des étudiants d’HEC Lausanne puisque tout bon projet demande une collaboration étroite entre les deux disciplines. C’est à ce moment-là que Floran a rejoint l’équipe.

Des échecs ?

Nous avons participé au concours MassChallenge (accélérateur de startups américain qui s’est installé à Renens en juin), malheureusement notre application n’a pas été retenue. Heureusement quelque temps après, nous avons eu l’honneur de représenter l’EPFL au prix du « Jeune entrepreneur » et nous l’avons remporté. Ce prix de 10’000CHF a fait beaucoup de bien au moral de toute de l’équipe.

On a rencontré une autre startup (Gookers) dont le but est similaire au votre : « Avoir sa nourriture efficacement en évitant toute attente ». Quelle est la différence entre vous deux ?

L’approche de « Avoir sa nourriture efficacement en évitant toute attente » est différente chez Apety. En effet, nous proposons tous les deux du gain de temps, simplement avec Apety, les utilisateurs profitent de l’expérience au restaurant avec leur plat dans une assiette en porcelaine. On mise plus sur le côté « restauration rapide » alors que Gookers sur le « restaurant à l’emporter dans une barquette ». Notre but c’est que les gens passent moins de temps à se préoccuper du temps et qu’ils puissent profiter pleinement de leur heure de déjeuner. Le moment où ils décident de partir ils n’ont qu’à se lever et tout est réglé.

Est-ce que vous sacrifiez beaucoup de temps vis-à-vis de vos cours ?

Oui [rires]. Là on est censés être en cours par exemple.

Cinq des sept édutiants à l’origine d’Apety: Louis Comte (HEC Lausanne), Teo Stocco, Nicolas Casademont, Aurélien Soccard et Florent Baillif (HEC Lausanne). Crédits photo : Alain Herzog/EPFL

Prochains challenges ?

Faire connaître l’application par le grand public en communiquant dessus afin d’avoir nos premiers « vrais » retours, notamment de la part des restaurants en conditions réelles. Il y a peut-être des choses auxquelles nous avons pensées mais qui ne s’ajustent pas bien de leur côté donc on veut être sur un bon terrain d’entente et pouvoir rebondir rapidement par à leurs suggestions.

Meilleure expérience depuis le début de ce projet ?

Il y a eu deux grands moments forts depuis le début de l’aventure Apety, lorsque nous avons gagné le soutient de Genilem pour les trois prochaines années et bien sur le prix du « Jeune entrepreneur ». Bien entendu Apety nous aura également apporté à tous bien des connaissances que l’EPFL ne nous enseigne pas durant les cours ordinaires. Nous avons également eu la chance de rencontrer énormément de personnes du milieu de l’entrepreneuriat ce qui nous également apporté beaucoup.

Comment gérer les conflits d’intérêt dans l’équipe ?

Il faut faire des efforts sur la communication, la plupart des désaccords partent de là. Surtout aujourd’hui on est une génération très digitale où on communique principalement par messages, il faut savoir s’exprimer à l’écrit et ne pas se perdre.

J’entends dire qu’Apety fait partie du programme BizSpark Microsoft. Comment ça s’est fait et qu’est-ce que ça signifie ?

Nous avions entendu par le biais du Lauzhack (e.g. le hackathon de l’EPFL) que Microsoft supportait activement les startups via des bourses Azure, leur solution de cloud computing. Alors nous nous sommes inscrits et avons présenté devant leurs équipes à l’EPFL en février dernier et avons eu la chance d’être sélectionnés dans leur programme. Ca sera une grande aide pour Apety car cela va accélérer et améliorer la qualité de notre offre de service et donc l’expérience utilisateur.

 

Auteur: Jeanne Chaverot

Last modified: 10 décembre 2017

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *