Biowatch, le système d’authentification biométrique qui met fin aux mots de passe

Ecrit par| Sciences & Technologies

Forum EPFL, Startup-day. En passant à travers les stands, on passe devant une équipe dont les roll-ups semblent présenter une technologie très intéressante. Rencontre avec Nicolas Remond, responsable ingénierie software et Christopher Finelli, responsable algorithmes chez Biowatch.

Biowatch, un système d’authentification biométrique basé sur la reconnaissance des veines du poignet, permet de s’intégrer avec différents systèmes externes pour faire de l’access control, du paiement. En d’autres mots, c’est un système permettant de se logger à un ordinateur, d’accéder à un bâtiment ou même d’ouvrir une voiture. Tout cela sans utiliser les moyens d’authentification que l’on connait aujourd’hui.

« Les jumeaux, est-ce une faille ? » demande l’un de nos rédacteurs.

Christopher nous répond, amusé, que non, les veines poussant suite à des processus aléatoires, et non génétiques. Des jumeaux n’auront donc pas le même motif veineux.

Ce système se présente sous la forme d’une montre. Cette dernière reconnaît les veines de son porteur, et est capable de libérer les secrets qu’elle a enregistrés. « La montre sera connectée à une application qui servira d’interface pour les réglages initiaux. Dans un environnement corporate, on aura aussi une application web permettant d’associer les identités de l’utilisateur avec les montres. Cela permettra de contrôler quels utilisateurs ont le droit d’entrer dans un certain bâtiment par exemple » explique Nicolas.

« Ce système se présente sous la forme d’une montre, laquelle reconnaît les veines de son porteur »

Christopher nous explique qu’avec Biowatch « c’est la mort des password ».

En effet, le simple port de la montre permet à l’utilisateur de se connecter à son ordinateur sans avoir à entrer de mot de passe.

Nos rédacteurs sont sceptiques, et tentent de trouver des failles dans ce système qu’on nous annonce révolutionnaire. Mais l’équipe a la réponse à tous nos doutes. « La montre possède une laisse électronique », Nicolas nous explique. Cette laisse est réglable, et empêche que quelqu’un à proximité prenne notre ordinateur. Un individu pourrait par exemple essayer de s’y connecter pendant que l’on a le dos tourné.

Aujourd’hui, l’équipe est en phase de recherche et développement.

La montre devrait être sur le marché d’ici un an.

Le meilleur moment depuis le début du projet ? Selon Christopher, ce fut le fait d’atteindre de bonnes performances biométriques (ndlr faible taux d’erreurs). En effet, l’équipe s’était fixée des contraintes pour que le device soit considéré comme sécurisé. « Une fois ces performances atteintes on s’est dits ‘C’est bon, on a la pépite d’or pour pouvoir développer ce produit’ ». « En termes de performances il faut être assez clair » précise Nicolas. « Une des références du marché serait le touch ID, et Biowatch est désormais plus performante que le touch ID. Apple vient d’annoncer la sortie du face ID, et Biowatch en a les mêmes performances ».

Matthias Vanoni, le fondateur de la société.

Au niveau algorithmique, Christopher nous explique qu’à son arrivée, ce projet qui comptait déjà un algorithme de base. Ce dernier étant assez brut son objectif étant d’améliorer son efficacité. Son approche a été par documentation. Christopher a dû étudier ce qui avait été fait, relever les défauts et tirer ses propres conclusions. « Vient ensuite la phase où on trouve des solutions. On essaie de les implémenter, de les mettre en application pour voir leur potentiel et leur viabilité ». Les documentations venant de professeurs de l’EPFL ont également bien aidé au développement de la technologie.

Quand ils nous parlaient du prix, Christopher et Nicolas sont affirmatifs: « Le prix des prototypes n’est pas intéressant, c’est très élevé. Mais sur le marché on sera autour de 200 dollars pour la version la moins chère ».

 

 

Auteur: Jeanne Chaverot

Si cet article t’a plus, on te propose de lire l’interview de Tastehit également réalisé lors de la startup day au Forum EPFL. Tastehit propose une technologie basée sur les systèmes de recommendation.

Last modified: 4 décembre 2017

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