Deux étudiants de l’EPFL remportent le premier prix de $100’000 au Blockchain Summit à Zug

Ecrit par| Sciences & Technologies

L’équipe ShieldIT, composée de Hugo Moreau et Paul Nicolet, tous deux âgés de 23 ans, représentait mercredi soir les couleurs de l’EPFL au Blockchain Summit de Zug.

Ces étudiants ont d’abord pensé cette idée comme un projet de semestre sur lequel ils ont travaillé dans le laboratoire de cryptologie de l’EPFL (LACAL). Le professeur Arjen Lenstra, superviseur du projet, leur a alors suggéré de pousser l’aventure plus loin en leur proposant d’envoyer leur projet au Blockchain Summit. L’équipe ne pouvait pas mieux espérer puisque leur projet propose un nouveau système d’assurance, thème principal du Summit.

 

Hugo Moreau (23)

 

Sur 100 projets internationaux défendus, 10 ont été sélectionnés pour participer au Summit.

Une fois sur place, chaque équipe s’est échauffée avec un pitch de trois minutes face à un jury spécialisé et 600 spectateurs attentifs. Les trois meilleurs projets ont ensuite avancé dans la compétition afin de pitcher pendant huit minutes supplémentaires. Lors de cette deuxième phase, les spectateurs ont eu droit à plus de détails sur les projets en question. Pour ShieldIT, cette présentation fut couronnée par un succès: $100’000 et un an dans un incubateur.

Nous avons eu la chance de recueillir leur réaction à chaud. « Je ne réalise pas du tout, j’ai fait pleurer mon père » s’exprime en premier Paul. Avant d’ajouter, retournant sur terre « Et demain je retourne à l’EPFL ». Hugo, à son tour « très ému », affirme qu’il a également lâché quelques larmes et qu’ils avaient initialement proposé ce projet sans aucun espoir d’un follow-up. « On n’aurait jamais fait ce projet ensemble s’il n’y avait pas eu cette compétition. On a énormément appris. Mais en toute honnêteté, on s’est aussi beaucoup amusés. »

Annonce des vainqueurs

 

Mais qu’est-ce que ShieldIT ?

Le projet a pour but de créer un système d’assurance décentralisé et collaboratif basé sur une communauté active. Les utilisateurs voulant assurer le même bien rassemblent des fonds qui sont placés dans un pot commun, ce dernier étant supervisé par un smart contract afin de garantir l’assurance du bien. Le smart contract est le gardien du pot commun. Il représente la communauté en rassemblant les votes et en autorisant les transactions lorsqu’il s’agit de rembourser un client en question.

En effet, la technologie est basée sur la confiance entre les individus rassemblés autour du même pot. Lorsque l’un d’entre eux a besoin de prendre de l’argent dans la cagnotte afin de s’assurer, il doit faire une demande de remboursement. Cette demande est ensuite envoyée à la communauté qui doit l’accepter.

Encore étudiant, Hugo ajoute qu’il n’avait jamais vu autant de zéros sur un chèque, « hormis dans les jeux vidéos, c’est du jamais vu». En cette soirée, et pour l’avenir de leur projet et de la blockchain, Hugo et Paul se sentent donc « vraiment, vraiment très excités ».

 

Auteurs: Arthur Baetens, Jeanne Chaverot

 

 

 

 

Last modified: 23 novembre 2017

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