Participer à un incubateur d’idées Episode 1

Ecrit par| Business & Law

Ces dernières années, de nombreux programmes d’incubation de start-up ont vu le jour avec la promesse, pour qui est motivé-e et a une bonne idée, de lancer son entreprise. J’y ai pris part et je vous offre un regard depuis l’intérieur.

Depuis la mi-octobre, les candidats aiguisent leurs arguments et peaufinent leurs dossiers. Le concours auquel ils participent ? Food Save Challenge, un projet de soutien aux start-ups dans le domaine du gaspillage organisé par l’incubateur d’idées Impact Hub. Le gaspillage en Suisse représente 2,3 millions de tonnes jetées par an, soit un montant de 300 kg par habitant.

Les cinq critères

Les projets proposés ont été évalués par les membres d’Impact Hub. Pour ce faire, ils ont analysé chaque candidature sous l’angle des cinq critères choisis. Premièrement, la start-up devait avoir un impact. Ainsi, dans le cadre de la diminution du gaspillage, l’activité de l’entreprise devait y contribuer d’une façon ou d’une autre. Récupérer les déchets des supermarchés pour les revendre ? Convertir les aliments pourris en compost ? Les pelures en champignons ? Toute idée était bonne tant qu’elle apportait une solution au problème. Ensuite, on s’intéressait aux fondateurs et à leur réseau. Connaissent-ils des gens qui pourraient les aider ? Ont-ils des contacts ? Ceux déjà plongés dans le monde du travail, avec un pied dans le milieu ou ayant des connaissances dans des associations écologiques obtenaient un avantage.

L’idée devait être faisable. Toute idée loufoque était directement rejetée. On préférait les idées rapidement applicables et ne dépendant pas de technologies futures. La durabilité était aussi un thème important. Diminuer le gaspillage rentre dans une vision écologique. Ainsi, les candidats devaient faire attention à l’empreinte écologique de leur solution. De fait, Impact Hub cherchait surtout des projets locaux. Enfin, l’attractivité de l’idée est capitale. L’entreprise doit faire rêver, doit séduire le public, mais aussi les investisseurs.

How to pitch

C’est pourquoi avant la deuxième étape du concours un atelier sur le pitching a été organisé. Ce fut l’occasion pour les différents membres des équipes de se rencontrer et de partager des conseils. J’ai réussi à être sélectionné pour la première étape du concours. L’ambiance était agréable et je n’ai senti aucun esprit de compétition. Notre projet sera opposé à 7 autres lors de la jury night du 21 novembre qui rassemblera différentes personnalités du monde de l’entreprenariat, mais aussi de l’industrie alimentaire. Pour être au top, on devra perfectionner nos discours et entraîner nos talents d’orateurs. Une affaire à suivre.

 

Auteur : Alexandre Jewell

Last modified: 28 novembre 2017

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