TWIICE: L’exosquelette tout droit sorti des laboratoires de l’EPFL

Ecrit par| Sciences & Technologies

Une solution pour aider les personnes paraplégiques à se lever, marcher et même monter des escaliers? TWIICE a relevé le challenge.

En effet, la startup a conçu un exosquelette des membres inférieurs modulaire et personnalisable à la morphologie et pathologie de chacun. Pour s’assurer d’avoir un dispositif adapté aux utilisateurs, l’équipe a collaboré avec Silke Pan, athlète paracycliste de handbike. Cet été, ils ont participé à l’accélérateur MassChallenge, et ont également bénéficié de l’aide de plusieurs organismes de l’écosystème autour de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne. Leur projet est né de technologies développées au Laboratoire de Systèmes Robotiques (LSRO).

Rencontre

Nous avons eu la chance de rencontrer Julien Pache lors du Forum EPFL, designer industriel de formation qui, partage la tâche du développement mécanique de l’exosquelette. L’équipe TWIICE est composée de trois doctorants et de deux ingénieurs. Mr. Pache s’occupe du design mécanique ainsi que tout ce qui concerne l’ergonomie.

Le prototype actuel pèse une quinzaine de kilos. Il permet à son utilisateur de se lever,

marcher et monter des escaliers avec une autonomie de trois heures consécutives.

TWIICE prend régulièrement part à des concours et évènements afin de faire connaître leur produit au grand public. La semaine précédant le Forum, ils ont notamment participé à une course d’exosquelette organisée par le Cybathlon à Düsseldorf, où ils ont obtenu le meilleur temps.

Aujourd’hui, leur prochain objectif est d’implémenter le dispositif auprès de cliniques, afin de pouvoir tester le dispositif avec un plus grand nombre d’utilisateurs. Une seconde priorité est de baisser les coûts de fabrication afin de pouvoir proposer un dispositif plus abordable. En effet, aujourd’hui, le prix moyen des exosquelettes commerciaux se situe entre 80’000 et 150’000 CHF, les rendant peu accessibles.

Expériences dans la vie de Twiice

D’après Julien, la meilleure expérience depuis son arrivée dans la start-up fut de se rendre compte de l’importance de leur exosquelette aux yeux des personnes handicapées. Notamment l’expression de leur pilote

d’essai qui a pu leur parler debout, à hauteur des yeux, « c’était très émouvant ». « Elle a eu ce sentiment d’indépendance par rapport au handicap quand elle a pu essayer l’exosquelette et marcher avec », précise-t-il. Ils se sont rendus compte de ce qu’il pouvait apporter aux personnes à mobilité réduite.

« Revenir à la réalité administrative était le plus dur » nous confie Julien. En effet, après de telles émotions, se replonger dans les tâches administratives, marketing et recherches de fonds sont moins exaltantes.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Auteure: Roxane Henrioux

Photo(s) and video(s) courtesy of TWIICE: http://twiice.ch/

Last modified: 29 novembre 2017

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