UNICO, des collectionnables sur la blockchain Ethereum

Ecrit par| Sciences & Technologies

Lors du blockchain Summit, de nombreuses start-ups présentent leur projet avant de laisser place à la compétition à la suite de laquelle Hugo Moreau et Paul Nicolet, deux étudiants à l’EPFL, remporteront le premier prix, accompagné de USD 100’000. L’événement est un succès et les stands sont très populaires. Il faut parfois attendre un moment avant de pouvoir parler avec le responsable du projet. Nous rencontrons Claudio Parrinello, CEO de UNICO.

Si les sujets liés à la technologie de la blockchain et aux cryptomonnaies t’intéressent mais que tu n’as pas les notions de base, nous t’invitons à lire cet article introductoire.

Valoriser la rareté

Pitch de Claudio Parrinello lors du Blockchain Summit à Zug

UNICO vise à introduire une notion d’authenticité et de rareté, de tirage limité dans le monde digital. Claudio nous éclaire : « Supposons que vous ayez une statue, à partir de laquelle vous créez un modèle 3D. Par le biais de la blockchain on peut en faire un tirage limité à 100 exemplaires. Nous créons un nombre fixé de licences, d’accès d’usage. Les gens qui achètent ces licences peuvent visualiser ce modèle sur leur support informatique à partir d’un numéro de série. » En d’autres mots, ils prennent un objet, en créent une copie digitale, et la distribuent de manière limitée.

L’intérêt de la blockchain est que ces copies ne peuvent pas être falsifiées. « Cela donne une notion de propriété, d’exclusivité, de pérennité ». Ainsi, par le biais de la technologie des smart-contracts, nous pouvons prouver la propriété de ces objets et en faire du trading, des échanges sécurisés. Claudio décrit un smart-contract comme « un logiciel permettant l’exécution d’un contrat sans aucune intervention humaine, sans contentieux possible puisque tout est écrit sans ambiguïté, à preuve de toute manipulation ou contrefaçon car il est déployé directement sur la blockchain  ». UNICO compte parmi leurs partenaires des entreprises dans les marchés de l’art, de la musique et du sport. En effet, le projet introduit tous les mécanismes du collectionnisme, à savoir l’authenticité, la propriété et la rareté.

Valoriser le temps

Mais le projet ne s’arrête pas là. Claudio nous explique la deuxième valeur ajoutée d’UNICOà travers un exemple : « Comme vous le savez dans le monde des collectionneurs de timbres, la valeur d’un certain exemplaire dépend parfois du tampon que l’on met dessus qui indique que vous avez acheté le timbre lors d’une journée spécifique ». UNICO s’est servi de cette notion qu’ils ont transportée dans le digital. « Supposons que vous êtes un fan d’Eminem et vous allez à un concert que vous filmez. On peut mettre un « tampon digital » qui prouve que vous étiez bien là à cette date. Donc cela fait augmenter la valeur de votre collectionnable », explique Claudio. L’utilisateur n’aura qu’à télécharger l’application, sur laquelle il peut voir sa collection, visualiser les marchés, acheter d’autres collectionnables ainsi que faire du trading » L’idée c’est de transposer toutes les notions du collectionnisme dans le digital et je crois que l’on a réussi. »

Comment acheter

Claudio nous précise que la plateforme va commencer à accepter des versements en ethereum – cryptomonnaie -, ainsi que l’usage de leur propre token. Ce dernier sera émis lors de leur prochaine ICO, prèvue vers Mars 2018. En effet, UNICO a déjà complété avec succès un tour préliminaire de financement (une Seed Crowdsale) le 30 novembre. « Vous n’aurez pas besoin d’avoir nos tokens pour avoir accès à notre application mais si vous avez nos tokens dans votre portefeuille, vous devenez un collecteur VIP et vous avez accès à des préventes, entre autres » nous précise-t-il.

La blockchain, technologie basée sur la décentralisation, key factor du projet

La blockchain est un key factor de ce projet car elle est « forgery-free ». C’est-à-dire qu’aucune falsification n’est possible. Une autre chose poussant le projet à être basé sur la blockchain est la pérennité. « Si vous décentralisez tous les éléments d’un objet de collection, vous assurez une pérennité. Il y a des entreprises qui parlent des « digital collectibles » mais ils font ça de manière centralisée donc ils mettent tous les fichiers sur un serveur et le jour où l’entreprise met la clé sous la porte, c’est fini. Nos collectibles peuvent survivre à l’entreprise. »

Michael Jackson sur la blockchain !

UNICO a fait un accord avec un collectionneur d’art basé aux États-Unis pour la publication de la première pièce de collection digitale en édition limitée de Michael Jackson au monde, certifiée par la blockchain Ethereum.

Il s’agit d’une photo en haute résolution d’une sérigraphie d’une peinture de 127 x 102 cm appelée « The Book », peinte en 1990 par un artiste australien, Brett-Livingstone Strong. Il est censé être le seul portrait de Michael Jackson pour lequel il ait jamais posé.Le portrait original aurait été vendu pour 2.100.000 dollars en 1990. Seule une série limitée de sérigraphies numérotées de « The Book », signée par Jackson et Strong, existe.

UNICO permettra aux collectionneurs d’acquérir une ou plusieurs licences d’accès pour visualiser cette image. Les licences représentent également une chance pour un investissement à plus long terme. Ces dernières peuvent être échangées entre les collectionneurs une fois acquises.

Last modified: 18 mai 2018

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