Let’s meet our soulmate !

Ecrit par| Evènements passés

Nous sommes allés à la première édition de l’évènement Speed Meeting organisé par l’association AIESEC et avons rencontré divers entrepreneurs qui nous ont fait part de leurs expériences et conseils.

Le Speed Meeting est un principe de rencontre rapide. En effet, chaque étudiant avait dix minutes pour parler avec l’entrepreneur. Cet événement a permis aux étudiants d’échanger avec divers entrepreneurs pour cerner les étapes à suivre pour lancer sa start-up, les défis auxquels ils peuvent faire face mais également apprendre de leurs expériences et parcours.

Lors de la rencontre, l’entrepreneur présente brièvement son entreprise. Suite à quoi, l’étudiant peut poser ses questions. Cet échange favorise l’intérêt pour l’entrepreneuriat des étudiants et permet de voir la réalité du terrain.

 

Notre équipe a notamment pu rencontrer un représentant de Share a dream, qui est une plateforme de communication pour donner voix à des petites ONGs. Ce dernier nous dit que lorsqu’on sait ce qu’on veut faire, il faut se lancer et ne pas attendre.

Le cofondateur de Misuji, une start up dans le domaine de la restauration, nous explique que sans risque on n’a rien. Selon lui, il faut être prêt à sortir de notre zone de confort et poursuivre ses rêves. La chose la plus importante à ses yeux lors du lancement d’une start-up, c’est l’emplacement. Selon lui c’est primordial et il faut bien y réfléchir et ne pas simplement s’implémenter n’importe où.

Le représentant de Dorphan, qui développe des traitements pour les maladies génétiques rares et orphelines, nous apprend que parfois il faut lâcher prise, cela ne signifie pas pour autant qu’il faille laisser tomber nos rêves. Il faut être flexible et prêt à prendre une autre direction.

« […] lancer son affaire, que ce soit un succès ou non est toujours bénéfique. »

Le fondateur de Quantesys, start-up de conseil financier et actuellement en liquidation, nous dit que ce n’est pas parce que nous sommes en faillite que nous avons raté. Bien au contraire, selon lui, lancer son affaire, que ce soit un succès ou non est toujours bénéfique. On apprend de nos erreurs, on gagne de l’expérience et cela nous permet de développer des compétences que d’autres personnes n’ont pas forcément sur le marché du travail. Ce dernier nous conseille également d’éviter de se lancer dans l’aventure avec un de nos proches si nous ne sommes pas clairs et transparents dès le début. En effet, selon lui il faut savoir distinguer relations personnelles et professionnelles.

« Il est nécessaire de se baser sur un bon business plan et savoir où on veut aller, afin d’être pris au sérieux et avoir l’air crédible. »

On my way est un service de pressing dont le but est d’éviter toute perte de temps aux clients en leur proposant de déposer ou récupérer leurs habits à des points de collecte ou encore directement chez eux. Son représentant nous explique que le financement n’est pas simple. Il admet qu’il est plus facile d’obtenir des prêts bancaires si « on a quelques cheveux gris ». Mais selon lui, notre démarche est l’étape cruciale. Il ne faut pas simplement avoir une idée, il faut la transformer en un projet réel et concret qu’on pourra présenter à de potentiels investisseurs. Il est nécessaire de se baser sur un bon business plan et savoir où on veut aller, afin d’être pris au sérieux et avoir l’air crédible.

Le fondateur de Simply Jet, une start-up spécialisée dans la location de jets privées, nous a montré l’importance de grandir en ayant des revenus dès le départ, même si ceux-ci sont négligeables. Selon cet entrepreneur, il est important d’évoluer en prenant en compte les différents coûts fixes et variables de la société, et de ne pas lever des fonds à tout va en espérant les rembourser un jour. D’autre part, l’outsourcing total du codage des applications et sites webs peut, selon lui, aussi mener à l’échec si vous ne maitrisez pas vous-même cette partie en cas de problèmes.

« […] aller régulièrement interroger vos potentiels clients sur votre produit afin de répondre à un besoin bien réel »

Deux co-fondateurs de Papaya Pods, récemment primé au Web Summit à Lisbonne (auquel Innovation Time a participé), nous ont expliqué l’importance d’aller régulièrement interroger vos potentiels clients sur votre produit afin de répondre à un besoin bien réel. Enthousiastes quant à leur avenir, ils nous ont bien montré que la pluridisciplinarité de leur équipe est un atout.

« Pour convaincre les clients et investisseurs de la fiabilité de votre produit, ce n’est pas la peine d’investir une quantité conséquente de votre temps à montrer par « A+B » que c’est le cas. »

Un des co-fondateurs de Karmagenes, start-up spécialisée dans l’étude de développement personnel à travers la génétique et la psychologie, nous a enseigné une des leçons qu’il a appris au cours du lancement de la start-up après son doctorat en biologie. Nous pourrions résumer ce conseil comme ceci : « pour convaincre les clients et investisseurs de la fiabilité de votre produit, ce n’est pas la peine d’investir une quantité conséquente de votre temps à montrer par « A+B » que c’est le cas ». En effet, les personnes extérieures font confiance aux cinq doctorants en biologie qui ont fondé cette start-up. Il faut plutôt investir son temps dans la manière de répondre aux besoins réels des clients et à la façon d’étendre son business (stratégie marketing etc.).

Le fondateur de Green Van Company, une start-up spécialisée dans la vente de nourriture par food-truck, nous a montré les enjeux de la vente de nourriture à l’emporter. Il est parfois difficile de trouver des emplacements pour installer son food-truck du fait de la concurrence et de la pression des restaurants fixes. C’est le cas par exemple à Lausanne Flon qui est détenu par une entreprise privée ayant une partie des restaurants à cet endroit, et n’autorisant ainsi pas la présence des food-trucks. Néanmoins le marché actuel reste suffisamment intéressant pour continuer sa croissance !

Le fondateur de QuestionMe, ancienne startup gagnante du concours START Lausanne, nous a montré la difficulté de trouver des codeurs dans la région Lausannoise. La start-up a donc opté pour un outsourcing local, dans une agence lausannoise, afin de garder le contrôle sur le développement de leur site et application. Il nous a expliqué la nécessité de bien travailler son business model pour avoir des revenus récurrents.

Globalement l’évènement fut très bien organisé. Le seul regret reste peut-être le fait que certains ont trouvé que dix minutes était un peu trop courtes, ils auraient aimé avoir un peu plus de temps. Néanmoins, les participants ont énormément apprécié l’idée et sont impatients de voir la deuxième édition du Speed Meeting !

Last modified: 1 mars 2017

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *