Alaya, quand l’union fait la force

Ecrit par| Business & Law

Deux ans après notre premier article sur Share a Dream, on a pu interviewer à nouveau Olivier Eyries, l’un des co-fondateurs, qui nous a parlé de l’évolution de la startup depuis notre dernière rencontre. 

De Share a Dream à Alaya

Lors de l’année 2017, Share a Dream était devenue l’une des startups les plus importantes en Suisse, en matière de responsabilité sociétale d’entreprise, elle avait comme objectif de s’améliorer, et ainsi pouvoir devenir le leader national. 

Parallèlement, une autre startup basée à Genève, Hope it up, se développait sur le même marché. Un marché de niche, sur lequel Hope it up représentait donc un concurrent direct pour Share a Dream. 

À ce moment, les choix plausibles s’ouvrant devant les deux startups étaient: continuer à se faire la guerre, ou discuter en cherchant une solution commune. Cette deuxième option a été privilégiée, et les fondateurs ont pu se rendre compte des visions similaires partagées par les deux équipes, d’une part; et des grands bénéfices qu’une fusion aurait pu apporter, d’autre part. Comme l’affirme Olivier Eyries, co-fondateur et directeur de l’exploitation d’Alaya, dans une situation pareille « 1 + 1 = 3 ».

C’est pourquoi le 1er Janvier 2018, de la fusion entre Share a Dream et Hope it up, est née Alaya. 

Alaya

Sous le signe de la continuité, Alaya cherche à faire le pont entre les entreprises et diverses associations à but non lucratif. Elle permet à chacun de changer le monde, une action à la fois. Alaya rend la philanthropie en entreprise et le bénévolat simples à mettre en place, flexibles et mesurables, tout en produisant des résultats qui comptent pour les organisations dans le monde entier.

Share a Dream et Hope it up le permettaient aussi, mais de manière moins complète. En effet, la première incitait principalement à partager des compétences avec des associations, ce qui est souvent réalisé à distance. Tandis que la deuxième, privilégiait les évènements solidaires sur le terrain. Cette nouvelle plateforme a donc rendu possible la combinaison de deux types de services, qui étaient auparavant proposés séparément.

De plus, l’équipe s’est agrandie, et a pu mieux répondre aux besoins de ses collaborateurs. Lors d’une fusion, unir deux équipes différentes n’est pas toujours chose facile. Cela requiert de bien se coordonner, d’avoir une bonne communication, et même de changer certains processus à l’interne. Raisons pour lesquelles les fusions sont très rares dans le monde des startups. Malgré cela, après quelques mois d’adaptation, Alaya a su surmonter cet obstacle.

La croissance post-fusion

Depuis la fusion, Alaya connaît une croissance continue. Après être devenue leader en Suisse, la prochaine étape est de devenir internationale! Pour cela, la plateforme doit être continuellement automatisée et améliorée, de façon à pouvoir la répandre dans d’autres pays, notamment en Allemagne, au Royaume-Uni et en France.

D’après Olivier Eyries, l’un des points clef de la réussite de la startup, a été la précocité de la fusion. Effectivement à ce moment Share a Dream et Hope it up étaient encore deux startups relativement jeunes et de petite taille. Ce qui a permis aux deux équipes de s’intégrer plus facilement, sans toutefois devoir transformer radicalement les dynamiques acquises par chacune d’elles. 

Alaya sur le chemin du succès

Preuve d’engagements et d’investissements effectués par les membres d’Alaya, sont les nombreux prix reçus. Parmi ces derniers, Oliver Eyries et deux autres cofondateurs, Guillaume Granelli et Niklas Van Neyghem, peuvent compter sur le prix Forbes 30 under 30 2019 (version européenne), pour la catégorie entrepreneuriat social. En revanche le quatrième cofondateur d’Alaya, André Abreu, n’a pas pu recevoir le prix car il dépassait l’âge maximal de trente ans. 

Le Forbes 30 Under 30 est réservé aux jeunes qui ont su émerger d’une manière spéciale dans leur secteur, et fait sans doutes partie des prix les plus convoités pour une startup. Pour Olivier Eyries, cela représente « une belle reconnaissance après trois années de dépassement de soi pour un projet comme Alaya ».

Finalement, on peut affirmer que le succès d’Alaya repose principalement sur la passion, la solidarité et l’éfficacité opérationnelle de ses équipes. Des facteurs fondamentaux, avec une idée de base pertinente, pour la réussite de cette startup.

Filippo Costa

Last modified: 14 mai 2019

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