Retour sur la formation « Construire son projet d’entreprise »

4 étapes pour construire sa start-up, voilà la formation proposée par l’Université de Neuchâtel, sa Société des Alumnis et l’Association de Soutien à l’Entrepreneuriat Neuchâtelois (ASEN). Cet article retrace les principales leçons à retenir de cette formation mais aussi les précieux conseils donnés par les différents intervenants.

 

Évaluation du marché

« La première chose à faire lorsqu’on veut créer son entreprise est d’évaluer le marché afin de voir si notre idée apporte une solution à un problème et s’assurer qu’elle ne soit pas inutile et vouée à l’échec » déclarent les deux orateurs du cours, Jean-Daniel Maye directeur de l’ASEN et Matthieu Wildhaber responsable opérationnel de la même association.

Afin de tester son idée et d’identifier quels marchés pourraient y porter de l’intérêt, il existe différents outils. Lors de la formation, Jean-Daniel Maye et Matthieu Wildhaber en ont présenté deux en tant qu’exemples :

Le Market Opportunity Navigator

Son but est d’identifier et d’évaluer l’attractivité de toutes les opportunités de marchés potentiellement intéressantes en se basant sur les capacités de l’équipe entreprenante. Selon le degré de défi et de potentiel de chaque marché, l’idée d’entreprise peut être :

  • discutable (faible potentiel et grand défi),
  • une victoire rapide (faible potentiel et faible défi),
  • une mine d’or (grand potentiel et faible défi) ou
  • un pari colossal (grand potentiel et grand défi).

Finalement, on détermine notre stratégie par le choix de l’opportunité principale (sur quel marché on se lance), la sélection des alternatives et leurs pondérations.

Le Lean Canva

Son but est de rapidement confronter notre vision avec le marché en représentant sous forme de schéma quels sont les segments de clientèles, les utilisateurs pionniers, les avantages compétitifs, la proposition de valeur unique, le problème, notre solution, les indicateurs de performance, les canaux de distribution et finalement les coûts ainsi que les sources de revenus de notre entreprise en construction. Ce modèle permet de rapidement s’apercevoir de la pertinence de notre idée et de son fonctionnement.

 

Construction du Business Plan

Malgré ce que l’on peut entendre sur le Business Plan – par exemple que personne ne le lit véritablement -, ce document est d’une utilité inespérée que ce soit pour soi-même en prenant le temps de répondre et aller au fond de toutes les questions relatives à l’entreprise, pour trouver du financement ou encore pour servir de source d’informations pour les partenaires et associés de la start-up. La structure de ce document doit être claire et comprendre tous les points essentiels à un portrait en large et en travers de l’entreprise en devenir, à savoir :

  • Une introduction présentant et résumant le projet comme une bande-annonce
  • La présentation du produit proposé et expliquer en quoi il est une solution à un problème existant
  • Les aspects commerciaux : quels seront les canaux de vente, quel est le positionnement de l’entreprise et quels sont ses concurrents ?
  • Le marketing : segmentation des marchés, quels sont les utilisateurs pionniers ?
  • Présentation de l’équipe actuelle et en quoi ses membres ont les connaissances requises
  • Présentation des RH : organigramme, prévoir les ressources nécessaires au bon moment
  • L’aspect financier avec une présentation de chiffres réalistes et honnêtes
  • Les annexes

Caroline Gueissaz, présidente de l’ASEN mais également general manager des Business Angels Switzerland, est intervenue lors de la formation afin de nous livrer ses conseils pour la rédaction de Business Model, en voici quelques un :

  • Plus c’est court, plus c’est attractif.
  • Assurez-vous que l’on comprenne ce que vous faites.
  • Identifier et lister vos compétiteurs afin d’analyser de quels avantages vous disposez ou dont ils disposent.
  • Doser l’optimisme et le réalisme mais surtout soyez honnêtes : il faut toujours dire la vérité.
  • Partagez ce que vous avez déjà atteint et où vous en êtes concrètement.
  • Présenter votre équipe au complet et créez un réseau qui vous soutient.

 

Le financement

La difficulté majeure lors du lancement d’une entreprise est de traverser la vallée de la mort, c’est-à-dire la période d’investissement avant toute rentabilité. Cette phase peut être plus ou moins longue en fonction des industries et des projets, c’est pourquoi il faut pouvoir compter sur des investisseurs. Voici une liste de possibilités non exhaustive pour vous aider dans ce processus de financement :

  • F F F = Friends Family and Fools, les seuls à être assez fous pour soutenir votre projet d’entreprise au départ
  • Les Crowd-Fundings et ses dérivés (crowddonating, crowdsupporting, crowdlending, crowdfinancing, etc.)
  • Les Business Angels
  • Les Cautionnements (Cautionnement Romand, CC Center, CF Sud, etc.)
  • Les prêts d’Etat

 

Se lancer pour de bon

Passer de la théorie à la pratique n’est pas toujours évident mais lors de la formation, Jean-Daniel Maye et Matthieu Wildhaber ont listé quelques bons réflexes à retenir. Tout d’abord, la réussite dépend d’un bon alliage entre bagages humains et bagages techniques. Certaines qualités telles que la résilience, l’honnêteté et la passion sont nécessaires dans le domaine de l’entrepreneuriat. Ensuite, la protection de la propriété intellectuelle, un discours commercial travaillé et un bon réseautage sont des points essentiels qui vous aiderons à rencontrer le succès plus rapidement.

 

Sources
Association de Soutien à l’Entrepreneuriat Neuchâtelois. (2020). Construire son projet d’entreprise [Diapositives].  Image de presentation de Marten Bjorksur Unsplash Image dans le texte de Daria Nepriakhinasur Unsplash

 

 

Shona Allemann

Innovation Time Neuchâtel 

Last modified: 14 décembre 2020

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