IT’Live #5: Manon Verjus

C’est en compagnie de Manon Verjus que s’est tenu le cinquième IT’LIVE. Cet esprit dynamique a commencé à faire ses premiers pas dans le monde entrepreneurial dès l’âge de 15 ans, et elle gère désormais sa propre entreprise: Partners Beyond.

C’est véritablement lorsqu’elle arrive à HEC Lausanne qu’une rencontre lui apprendra que « dans la vie, il faut aimer ce que l’on fait et faire ce que l’on aime » et que c’est elle qui se met ses propres barrières. En parallèle, Manon dispense des cours de soutien scolaire et ce contexte lui inspire la création de sa première entreprise. Très vite, elle en veut plus et intègre une fiduciaire où elle y développe des projets. C’est lorsqu’un client se présente avec l’envie de lancer un projet que l’on propose à Manon de participer à l’élaboration de la start-up : Partners Beyond. Afin d’avoir du temps à consacrer à cette nouvelle entreprise et pour pouvoir réfléchir à la suite de ses études, Manon prend une année de pause dans son cursus académique. Elle débutera son Master à l’UNIL dès septembre prochain.

Qu’est-ce qui t’as permis de garder ta motivation ?
« La première chose qui me motive, c’est que je rêve beaucoup et que je me mets des objectifs en fonction de ces rêves. En 2017, je me suis dit « cette année je lance ma première entreprise coûte que coûte ! » et ce qui me motivait c’était de me dire que je faisais quelque chose de nouveau, je développe quelque chose que je ne connais pas mais on est là, on y va et on essaye. Tu as l’excitation de te dire « je ne sais pas trop si ça va fonctionner mais j’y vais ». Je crois que c’était ma première motivation : me dire que je peux le faire et sortir de ma zone de confort et repousser mes limites. Ensuite, ça va plus loin. Tu commences à te dire que tu es seule dans un projet, que tu gères les clients, les factures et tu veux aller plus loin. Je voulais plus gros et c’est comme ça que ça avance. »

Quels ont été les plus gros challenges et les plus grands apprentissages ?
« Mes plus gros apprentissages, c’était clairement cette année parce que je travaille avec une équipe qui est multinationale et quand je suis arrivée je parlais très peu anglais. Je traitais avec des gens qui ne parlaient pas français et ça a été la première barrière. Ensuite, c’était de développer des choses avec des points de vue de gens qui venaient de cultures différentes. Là on est une grande équipe, d’à peu près 30 personnes chez Coditech et c’est difficile de développer un projet avec des points de vue différents qui ne corrèlent pas forcément avec ce dont on a l’habitude de faire en Suisse. Le challenge c’est de se dire « je reste et je continue de développer le projet coûte que coûte » même si parfois, c’est vraiment difficile. »
« Dans l’entrepreneuriat, parfois tu as des hauts et parfois tu as des bas : c’est vraiment en forme de vague. Il y a des jours où tu te dis « demain je suis millionnaire » et puis le lendemain tu te dis « je vais arrêter, il n’y a rien qui fonctionne » et je crois que c’est ce qui est vraiment dur ; garder la motivation même quand tu es dans ces bas. »

Comment tu as réussi à gérer tout cela, qu’est-ce qui t’as guidé dans tes décisions et dans l’ensemble de tes projets ?
« De voir plus loin. De voir que peut-être, dans le court terme c’est difficile mais de s’imaginer ce qu’il peut se passer dans le long terme. Finalement, c’est un peu rêver tu vois ? Moi ce qui me motive c’est ça : c’est de me dire « ok, là ça se passe peut-être trop mal mais moi je rêve que ça se passe bien » et du coup j’y vais.
Mais quelles sont tes techniques pour « voir plus loin » ?
« Il faut s’aérer la tête d’une manière ou d’une autre je pense. Quand ce n’est pas facile et que tu perds de vue tes objectifs parce que tu vois qu’ils sont inatteignables. Je pense qu’il faut être bien entouré et travailler avec des gens en lesquels tu as confiance. Ce sont des choses qui reviennent souvent mais je pense que c’est super important d’avoir des gens en qui tu as confiance et des gens qui t’inspirent. Ce n’est pas forcément des célébrités, ça peut être juste des amis et il y a la famille qui te soutient et toutes ces personnes qui te disent « même si ça ne fonctionne pas, ce n’est pas grave, tu feras autre chose ». On a la chance d’être jeunes donc on peut se dire « au pire je reprends mes études à 100% et je commence quelque chose plus tard. » La ligne conductrice c’est toujours de se recentrer sur soi-même de temps en temps, de souffler et de se dire « ok ça ne va pas, ce n’est pas grave, maintenant comment on peut faire pour que ça aille mieux, comment on peut regarder plus loin, voir les choses qui vont bien plutôt que les choses qui vont mal. »

Nous vous invitons à venir regarder cet IT’Live 5 dans son intégralité sur notre chaîne Youtube. Ne manquez pas notre prochain live, mercredi à 19h47. D’ici-là suivez-nous sur tous nos réseaux !

Par Raphaële Arlettaz

Innovation Time Lausanne

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Last modified: 11 mai 2021

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