L’innovation dans l’agriculture : comment nourrir 9 milliards d’êtres humains en 2050 ?

Nous serons quasiment 9 milliards d’êtres humains en 2050. La question qui se pose alors est : comment allons-nous nourrir toutes ces personnes ?

La première idée qui vous viendrait à l’esprit serait sûrement de diminuer le gaspillage… Et vous avez raison !
On peut distinguer deux types de gaspillage : d’une part celui de la nourriture non consommée et d’autre part le gaspillage énergétique due à l’approvisionnement de la nourriture jusqu’aux magasins de distribution. Le dernier aspect est d’ailleurs souvent omis par la plupart des gens alors qu’il constitue une des choses les plus aberrantes (écologiquement parlant) pour l’environnement : par exemple vous achetez parfois des bananes d’Amérique Latine, qui auront donc probablement voyagé par avion, qui auront été cueillies avant d’être mûres (afin qu’elles murissent lors du transport) et qui finiront peut être pourries dans votre saladier ! Pour résumer, vous achetez donc parfois des produits provenant de l’autre bout du monde qui ont un impact carbone élevé, qui de plus auront un goût altéré à cause de la durée du transport et qui seront peut être jetés car périmés ! Cet exemple est peut être un cas extrême mais l’idée générale reste la même : nous achetons beaucoup de nourriture provenant de productions non locales et nous la gaspillons.

Alors, comment nourrir 9 milliards d’êtres humains en 2050 ? Et bien regardons du côté de l’entrepreneuriat. La revue numéro 5 du magazine Technologist nous propose un regard novateur sur le futur de l’agriculture dans le monde : pourquoi ne pas cultiver directement dans les villes ? Le premier problème qui vous vient à l’esprit est alors : « Oui bonne idée, mais on cultive où ? Sur les toits ? ». Une des solutions proposées serait de cultiver dans les espaces vides des immeubles avec des exploitations verticales, comme ci-dessous :

Ferme verticale de salade

Il est d’ailleurs intéressant de noter que des géants de l’électronique comme Toshiba ou Fujitsu reconvertissent leurs anciennes usines de fabrication de composants électroniques en salles stériles pour cultiver des salades ! Les bénéfices d’une telle installation sont élevées : possibilité de produire tout au long de l’année indépendamment des conditions climatiques, éviter les maladies et bactéries pouvant toucher les plantes (grâce à la stérilisation que les géants Japonais maitrisent avec leurs usines de production de composants pour la nanotechnologie) et ainsi éviter l’utilisation d’OGM ou de pesticides, et contrôler tous les paramètres influençant la croissance de la plante comme l’humidité, la luminosité etc. Les défis technologiques sont nombreux : stériliser les salles, optimiser les dispositifs produisant la lumière afin de consommer peu d’énergie tout en fournissant de la lumière avec la bonne longueur d’onde, automatiser les processus etc.

Enfin il faut aussi noter que nous avons ici traité uniquement le problème de la culture agricole en milieu citadin qui est un des défis majeurs de notre siècle puisque plus de 66% des êtres humains vivront en ville en 2050. Toutefois d’autres défis sont à relever pour améliorer l’agriculture dans les milieux ruraux comme le font des startups comme Avular, spécialisé dans la cartographie des sols par des drones ou encore Illuminum Greenhouses, startup Kenyane spécialisée dans la construction de serres connectées.

 

Liens :

Sur les géants Japonais et les usines à salade (en anglais), cliquez ici.

Vous pouvez étudier plus en détails les serres verticales sur cet article de Technologist (en anglais).

Sur l’innovation des les milieux ruraux (en anglais), c’est par ici.

Et pour les amateurs de vin, cliquez ici.

 

Last modified: 30 août 2020

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