IT’Live#6: Marc-Antoine Burgener

Cette semaine, nous avons accueilli Marc-Antoine Burgener pour l’IT Live 6.

Dès sa sortie d’HEC en 2015, il reprend le management de son frère, Pat Burgener, snowboarder professionnel et musicien. Fin 2015, début 2016, avec l’aide d’un associé, il développe un projet qui vient tout juste d’aboutir : le premier bassin de surf d’Europe ouvre ses portes à Sion. Un centre de sport d’action a aussi vu le jour à Crans-Montana et en 2018, il revend ses parts. Au même moment, Marc-Antoine Burgener créer Wabs, sa société spécialisée dans le management d’athlètes et d’artistes et, plus globalement dans la création de marques, marketing digital et production de contenu. En 2019, il créer Spot, un takeaway de Poke bowls à Lausanne et plus récemment, avec deux associés, il lance une start-up d’achat et de revente de montres vintages. Vous l’aurez compris, Marc-Antoine Burgener est un entrepreneur aux multiples casquettes, qui, durant ces dernières années, a su s’adapter et évoluer au sein de domaines variés. Il partage avec nous son expérience, ses conseils et sa vision de l’entrepreneuriat.


Qu’est-ce qui t’a inspiré à te lancer dans de si grand projet immédiatement après ton bachelor ?
« Quand j’étais à HEC, j’en ai profité pour faire quelques stages, dans différentes entreprises et principalement dans une banque. C’est une expérience qui m’a beaucoup plu, une première expérience professionnelle, où on apprend beaucoup. Quand on est aux études, on ne sait pas comment ça se passe d’être avec d’autres collègues, de répondre à des clients et ça m’a appris beaucoup de choses. Ça m’a aussi montré que ce n’était pas vraiment la voie que je voulais suivre à terme, même si c’est ce que je croyais au début ; j’aimais beaucoup la banque, la finance, etc. A la fin de mes études, quand j’ai su que ça n’était pas fait pour moi, j’ai commencé à travailler sur les projets que j’avais en tête, des idées que j’avais eu tout au long des années. Le bassin de surf, par exemple, est un mélange d’idées. Une d’entre elles vient de 2010-2011, lors d’un voyage avec mon meilleur ami, aux États-Unis ou on a découvert les centres d’action. Cette idée était plantée dans ma tête mais c’est en 2016 qu’on a commencé à travailler dessus, 5 ou 6 ans plus tard. Pour tous les projets, c’était des idées que j’avais et dès que les opportunités se mettaient ensemble, elles se sont concrétisées. »

Qu’est-ce qui t’a donné la confiance de te lancer ?
« Je pense qu’il faut être un peu téméraire, ne pas trop réfléchir. Si je réfléchissais à ce que je faisais, je pense que je ne ferais rien. Parce que finalement, pour tous les projets que je lance, je me rends compte par après qu’il y a beaucoup de difficultés. Je pense que dès qu’on est entrepreneur, on accepte de faire face au destin et on se donne complètement. Après il y a des choses très positives et des baffes ; pour moi c’est un peu comme ça qu’il faut vivre la vie. Il ne faut pas trop réfléchir aux détails, à ce qui pourrait mal se passer. Si on réfléchit à toutes les choses qui pourraient mal tourner, il y en a des milliers et souvent les gens utilisent ça comme des excuses pour ne pas se lancer. Moi, j’essaye juste de ne pas penser et de me dire « j’adore cette idée, ça me prend par les tripes » et après je fais les étapes qu’il faut pour les concrétiser. Il faut faire les premières petites choses : rien que d’écrire l’idée sur une feuille blanche, ça la rend plus tangible. »

Concernant le business model, quelles sont les difficultés que l’on peut rencontrer et les forces de ces modèles, pour quelqu’un qui voudrait se lancer ?
« Ce que je dis toujours, c’est que ma plus grande difficulté, c’est de trouver les bonnes personnes avec qui travailler, collaborer et s’associer. Ça arrive d’avoir les mauvais associés ou des collaborateurs avec qui ça se passe mal, qui n’ont pas la même vision du projet ou qui ne se donnent pas à fond. Pour moi, le RH c’est ce qui a été le plus compliqué parce que la création d’une société c’est vraiment procédural : trouver un nom, créer un logo, créer la société mais tout ça c’est de l’administratif. Mais de nouveau, même pour un logo, il faut travailler avec les bonnes personnes et je pense que pour chaque aspect de la société, il faut trouver les bonnes personnes. Après, une start-up ce n’est pas comme une grande entreprise où on peut se permettre d’engager des gens dans chaque discipline : quelqu’un en finance, en comptabilité, quelqu’un qui fait les opérations. Dans la start-up, en général, on va se retrouver à faire plusieurs tâches en même temps. »

Est-ce que tu aurais des conseils par rapport à ce processus de recrutement ?
« C’est toujours dur. Quand on est des associés, qu’on est motivé par un projet, c’est difficile de juger à ce moment-là si ça va être les bonnes personnes. Je pense qu’il va falloir plusieurs mois de recul, voire des années avant de savoir si ça peut continuer ou pas. Pour moi, par rapport au recrutement, dans les profils que j’ai trouvés, les réseaux sociaux ont beaucoup aidé. A chaque fois que je recrutais des gens, je postais des annonces sur Facebook et les meilleurs associés et collaborateurs, je les ai trouvés grâce à cela. C’est intéressant maintenant avec l’accès à l’information et les réseaux digitaux : c’est incroyable comme ça peut permettre de réunir les bonnes personnes et de réaliser des projets. Ça c’est un conseil que je peux donner.  Après, pour moi, on ne peut pas directement avoir du recul, il faut se lancer et puis après analyser ce qu’il se passe. C’est trop facile de se dire par après « mais j’aurais dû y penser », c’est impossible : dès qu’on est au moment T, on ne peut pas y penser, surtout on est parfois obligé de prendre ces décisions pour avancer tout simplement. Après si ça se passe mal et bien ça se passe mal mais il faut juste aviser à ce moment-là. »

Par Raphaële Arlettaz

Innovation Time Lausanne

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Last modified: 11 mai 2021

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