Camille à son bureau

Rencontre avec une jeune entrepreneure, passionnée de déco

A 22 ans, Camille Meier s’est lancé un défi : ouvrir sa propre boutique de déco. Six ans plus tard, elle livre ses conseils pour réussir à créer sa propre entreprise sans rien lâcher.

 

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

J’ai 28 ans et cela fait maintenant six ans que je gère ma propre boutique de déco et accessoires « Songes » à la Rue du Milieu 29 à Yverdon-les-Bains.

 

Avez-vous réalisé un CFC ou des études dans ce domaine ?

Non, pas du tout (rire). J’ai effectué un CFC de médiamaticienne à Sainte-Croix durant quatre ans, puis j’ai enchaîné avec une maturité artistique à Vevey sur un an. Je voulais tenter une haute école en lien avec l’art ou alors devenir graphiste. Mais finalement, j’en ai eu marre des études, alors je me suis arrêtée après la maturité artistique. J’avais besoin de travailler et j’ai eu la chance d’être engagée comme graphiste à La Chaux-de-Fonds bien que je n’aie pas le diplôme reconnu.

 

Qu’est-ce qui vous a amené à quitter votre poste de graphiste pour ouvrir votre boutique ?

C’est un gros hasard, mais un heureux hasard (rires). Je dirais que les trajets qui devenaient longs et compliqués depuis mon petit village ont été le déclic. Avec ma maman, on a eu l’idée d’ouvrir un Café et de faire des petites pâtisseries.

 

Et la déco dans tout ça ?

En cherchant un local à Yverdon, nous sommes tombées sur celui-ci. Une femme remettait sa boutique de déco et là je me suis dit que c’était fait pour moi.

 

Votre maman vous a suivie dans cette aventure ou vous avez pris les rênes seule ?

Finalement, elle m’a juste aidée pour les démarches administratives, tout en continuant de m’encourager

Camille dans sa boutique de déco

Camille Meier, dans sa propre boutique à Yverdon-les-Bains, en tenant un de ses objets préférés. Différentes catégories d’objets sont vendues principalement de la décoration, mais aussi quelques cosmétiques et des douceurs culinaires.

 

Est-ce que les connaissances que vous avez acquises lors de votre apprentissage vous ont été utiles ?

Oui, car le métier de médiamaticienne est très polyvalent. On fait du web, du design, du graphisme et un peu de gestion ou encore du marketing. Grâce à ces connaissances entre autres, j’ai pu créer seule mon logo et gérer mon site web.

 

Quand vous aviez 22 ans, vous étiez jeune. Comment se sont passés vos débuts en tant qu’entrepreneure ?

Je ne vous cache pas que les trois premières années ont été difficiles. Sinon, c’était plutôt agréable de gérer sa propre vie professionnelle aussi jeune. C’est tout de même un certain stress, c’est-à-dire qu’il faut que je puisse rentrer dans mes frais chaque mois. Mais, c’est un bon stress qui me motive à faire toutes mes tâches.

 

Quels seraient vos conseils à donner aux jeunes qui hésitent à se lancer ?

Il faut croire en ses projets et ses rêves et ne pas se décourager face à la difficulté. Cependant, il est mieux d’avoir quelques économies pour pouvoir débuter et s’assurer un petit matelas de sécurité. Avoir le goût du risque mais tout en restant raisonnable, il ne faudrait pas non plus se ruiner complètement.

 

Et sur le plan personnel ?

Ce qui m’a le plus aidé était le soutien de mes proches, c’est grâce à eux que je n’ai jamais rien lâché. Également, les retours positifs des clients et de les voir revenir. Sinon je dirais qu’il faut oser innover et avoir confiance en ses projets.

 

Adeline Hostettler

Innovation Time Neuchâtel

Last modified: 16 octobre 2020

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