Retour marqué sur la semaine de l’entrepreneuriat 2020

La Global Entrepreneurship Week est un événement mondial organisé dans plus de 180 pays et a pour but la promotion de l’univers de la création d’entreprise auprès des étudiants. La 10e édition de la semaine de l’entreprenariat 2020 à Genève s’est déroulée du 16 au 21 Novembre au sein de l’Université de Genève.

Grâce à la collaboration avec de nombreux partenaires publics, privés et associations d’étudiants, un panel de conférences, d’ateliers et de tables rondes autour de la thématique a pu être offert au public. Les étudiants intéressés à se lancer dans un projet entrepreneurial repartent avec un bagage professionnel mais aussi personnel.

En raison de la situation sanitaire, cette édition a été adaptée et s’est exclusivement déroulée en ligne à travers une plateforme virtuelle. Les conférences sont ainsi disponibles en replay sur leur site internet !

Innovation Time revient sur cet événement sous un format résumé en rassemblant les informations et conseils principaux par des « bullet-points ».

 

Conférence n°1

Que se passe-t-il dans la tête d’un entrepreneur ? 

On se plonge ici dans l’esprit des fondateurs et de la fondatrice d’Origin, du Museum Shop du musée d’histoire naturelle et Linkcess.

Les Genevois-es veulent répondre à une frustration : celle de ne pas trouver leur place au sein du milieu de l’entreprise, car de trop lourdes procédures brident leurs efforts. Ce nombre de personnes s’agrandit toujours plus à rechercher du sens et de la liberté dans une activité professionnelle passionnée.

Ainsi, ces trois invité-es nous livrent leurs conseils en travail collaboratif pour trouver les meilleures idées :

  • Anticiper
  • Mettre du temps et de l’énergie à exécuter le projet (ne pas sous-estimer la tâche)
  • Rester créatif
  • Intégrer de sa personnalité
  • Varier ses expériences pour gérer tous types de rapports
  • Parler, échanger, partager avec votre entourage, vos collègues

Mais surtout, gardez à l’esprit que tout le monde peut être entrepreneur !

Lien: Que se passe-t-il dans la tête d’un entrepreneur ? https://2020.liberezvosidees.ch/gew/dans-la-tete-d-un-entrepreneur 

 

Conférence n°2

Women entrepreneurs : Early-stage female founder roundtable

Rencontre avec 5 femmes entrepreneures : Samantha Anderson (fondatrice de DePoly), Fajer Mushtaq (fondatrice de Oxyle), Loulia Kassem (fondatrice de REA), Silvia Marquez Calvet et Carmen Escano Serrano (co-fondatrices de Nuniq). Ces gagnantes du concours startup >>venture>> nous partagent leurs perspectives à l’instant où leur startup est encore à ses prémisses. De la blouse de chercheuse scientifique à entrepreneure, elles apportent une technologie innovante et unique à différentes industries. Retour sur quelques révélations :

  •  L’engagement est un processus. On commence avec une idée, on la développe et on la redéfinit continuellement. (S. Anderson)
  • La Suisse est un petit pays mais avec une forte influence. On peut donc facilement bouger pour rencontrer les investisseurs. Les gens sont prêts à aider, il suffit de les approcher. Il faut aussi souligner les nombreuses aides, incubateurs, coaches, aides légales gratuites, workshops et opportunités qu’offre ce pays. C’est un avantage de commencer ici, d’explorer avant d’atteindre de plus grands marchés internationaux. (L. Kassem)
  • Le processus de recherche de fonds prend plus de temps que nous le pensons. De plus, il faut impérativement faire ses devoirs avant de rencontrer des investisseurs. (S. Marquez Calvet)
  • Il faut distinguer les feedbacks constructifs et les feedbacks négatifs. Être ouvert d’esprit. (C. Escano Serrano)
  • La représentation des femmes est importante. Nous devons mettre en avant les leaders féminins autant que possible. Elles sont des modèles qui peuvent servir d’inspiration à d’autres. (F. Mushtaq)

Lien: Women entrepreneurs : Early-stage female founder roundtable https://2020.liberezvosidees.ch/gew/women-entrepreneurs

 

Conférence n°3

Confidence de Thierry Kneissler sur la réussite du projet Twint

En 2014, lorsque le paysage des paiements en ligne est encore à ses prémices, Thierry Kneissler voit là une opportunité d’innover afin de s’adapter à la modernisation du marché. L’idée est simple: Pouvoir payer avec votre smartphone dans toutes les situations. Organisée par Innovation Time, cette conférence tenue par Thierry Kneissler, ex CEO et co-fondateur de TWINT, partage la réussite de son projet, devenu 6 ans après, le numéro un des systèmes de paiement mobile en Suisse.

Pourquoi a-t-il réussi ?

  • Adoptez la culture de l’échec. Essayer et échouer est très constructif et permet de gagner en expérience. De nombreuses erreurs sont commises mais elles sont nécessaires pour rendre un produit/service meilleur
  • Les partenariats sont importants: Ils donnent de la visibilité et aident à s’accroître/s’étendre
  • Pour développer son produit, sortir et le confronter aux consommateurs

Pour une croissance prospère:

  1. Changez tôt les structures et les processus
  2. Construire tôt les fonctions dans l’entreprise
  3. Adapter l’équipe aux  besoins du projet

Les clés de la réussite:

  • Faites-vous plus grand que vous ne l’êtes
  • Donnez de la confiance et prenez des risques
  • Ne cherchez pas à tout réaliser en un jour. Les changements finissent par se produire, même s’ils prennent du temps

Lien: Twint: Challenges, innovation and scale of business https://2020.liberezvosidees.ch/gew/twint-challenges-innovation-and-business-scale

 

Conférence n°4

Reality Show Titanic Business : Comment j’ai coulé ma boîte avec un carnet de commandes plein ?

En 2013, Charlotte Allegret, 24 ans, militante, avec un profil socioculturel découvre l’entrepreneuriat et se lance dedans avec passion.

En 2020, devenue cofondatrice d’EcoSo, auteur et conférencière, elle nous replonge dans sa première aventure entrepreneuriale avec La Vie Est Bulles (2013-2017), une agence événementielle, qui fut, on peut le dire, remplie de rebondissements.

En nous faisant revivre des moments décisifs qui lui ont coûté cher, elle nous propose de se glisser dans sa peau de directrice afin de décider des choix stratégiques précis, qu’auriez-vous fait à sa place pour sauver son entreprise ? Avec une voix passionnée et inspirante, elle nous délivre son bilan et les recommandations à chaque débriefing. Et voici celles à retenir :

  • Mettre l’énergie et se muscler à faire face aux vagues plutôt que d’éviter d’en faire
  • Ne pas oublier qui vous êtes, restez authentique, acceptez l’imperfection qui vous rend humain quitte à faire mal certaines choses
  • Ne pas penser que l’argent est tabou. Il faut assumer son prix, donner de la valeur à ses prestations pour que les gens les respectent
  • Être bien accompagné, bien s’entourer
  • Vivre l’expérience et expérimenter. N’attendez pas à être parfait pour se lancer. Tentez, osez tout en vous protégeant et en vous créant des « parachutes » (par des préparations et/ou en s’informant sur le sujet par exemple)

Lien : Reality Show Titanic Business : Comment j’ai coulé ma boîte avec un carnet de commandes plein ? https://2020.liberezvosidees.ch/gew/Reality-Show-Titanic-Business

 

Conférence n°5

L’entrepreneuriat social et culturel en période de confinement

Bastien David, Doctorant à l’UNIGE et co-fondateur du Guide du Signaire

Le Guide du Signaire fonde une structure en accessibilité culturelle à destination des services publics, musées et offices du tourisme pour favoriser un accès au public sourd à la culture, l’histoire et le patrimoine. En cette période de confinement, Bastien David nous donne des astuces pour nous préparer à intégrer des améliorations à sa structure !

C’est un vécu très différent pour chacun dans le milieu de l’entreprenariat social et culturel. Il convient avant tout de prendre la crise comme une opportunité pour mettre en place de nouvelles stratégies. On s’enrichit à travers des plateformes d’enseignement types Linkedin (bénéficiant d’une approche ciblée avec les logiques entrepreneuriales), des formations et suivis de la création de projets (format adapté pour les jeunes entrepreneurs), des plateformes universitaires (avec l’avantage d’être interactif et de mettre en pratique ses connaissances).

Il est aussi nécessaire de sélectionner les bons types de formations à suivre pour développer ses intérêts et les intégrer à notre approche de la thématique. On apprend alors la gestion d’équipe, ici à distance, comme tout bon fondement de l’entrepreneuriat et la communication pour la gestion de projet. Puis, on étudie l’analyse des nouveaux besoins de son projet avec l’apprentissage du Design UX par exemple et du choix de son public cible en distinguant que le public n’est pas forcément le client. Enfin, on multiplie l’apprentissage d’outils  tels que la gestion de produits et les logiciels de dessin pour s’adapter aux préférences des clients.

En bref, voici les points-clés de structures, stratégies et projets mis en place pour s’adapter à la crise de la Covid.

  • Structurer son environnement numérique lorsqu’on entreprend à distance
  • Continuer à interagir et à rester visible (utiliser une communication adaptée)
  • Gérer son temps
  • Préférer les espaces de collaboration pour être en contact (en respectant toujours les normes de sécurité) avec d’autres entrepreneurs et partager ses idées

Restez persévérants et innovants même en cette période délicate !

L’entreprenariat social et culturel en période de confinement : gouffre ou opportunité ? https://2020.liberezvosidees.ch/gew/l-entrepreneuriat-en-confinement

 

Conférence n°6

Comment devenir le “change-maker” de demain ?

Entre conseils pratiques et développement personnel, les trois intervenants qui sont Ingeborg Albert, Innovation manager chez Geneus, Didier Fischer, président du groupe sportif Servette (FC, GSHC, SRC) et Rainer Gude, co-directeur chez Initiatives of Changes Switzerland, décrivent leurs visions du “change-maker” de demain.

Pour Ingeborg Albert, le change-maker de demain doit faire appel aux points suivants:

  • Courage: Il est essentiel pour se lancer et croire en ce que l’on veut accomplir. La plupart de vos compétences s’acquièrent en cours de route. Le plus vous pratiquerez, le meilleur vous serez.
  • Persuasion: À travers une bonne présentation, il faut exprimer son idée de vive voix pour convaincre son auditoire et obtenir le retour d’information le plus efficace.
  • Risque et croissance: Accéder à un réseau/organisation qui regroupe des clients potentiels, des partenaires et des fournisseurs, afin de recevoir des feedbacks pour réadapter son produit/service.

Didier Fischer nous conseille à son tour un questionnement à suivre pour devenir un change-maker:

  1. Se questionner introspectivement sur notre réelle motivation. Pour avoir l’énergie nécessaire, le moteur de notre motivation doit être la passion.
  2. Quelle est la valeur ajoutée que mon projet va apporter au marché ? Il est essentiel d’avoir ce petit plus.
  3. Quels sont les facteurs de différenciation de mon entreprise ? “J’ai fait comme ça et j’ai réussi alors que les autres ont échoué au même niveau… quel est le facteur de x ?”. Ce dernier peut-être lié à la structure, au type de management, au produit/service. Pour Didier Fischer, le facteur x a été de réunir une plateforme de compétences incluant des gens plus qualifiés. Ce processus a décapitalisé le savoir et dématérialisé les actions ce qui a engendré de l’intérêt et de la confiance pour avancer.

Quant à Rainer Gude, sa vision du change-maker fait appel à une démarche introspective. Selon lui, un change-maker est quelqu’un qui se remet en question. Il ne peut pas répondre ces questions tout de suite, mais s’assied avec elles et construit son chemin jusqu’à ces réponses. Si vous aspirez à être un change-maker, commencez avec vous-même.

Lien: How to become the change-maker of tomorrow? https://www.youtube.com/watch?v=SrCMk1WyhV0&t=19018s&ab_channel=ESPACE

 

à suivre…

Par I-Teng Leung, Jessica Afsal Fazal, Lola Roy et Romain Briffaz

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Last modified: 9 décembre 2020

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