Digitalizers, le nouveau centre digital pour les métiers commerciaux

Rencontre avec Dan Noël, le fondateur de Digitalizers, un transformeActeur innovant qui forme aux métiers commerciaux et administratifs à l’ère du digital.

La solution anti-fracture numérique

Digitalizers est un nouveau programme de formation innovant développé en collaboration avec le Service de l’Emploi du canton de Neuchâtel. Ils ont pour but de former des juniors et des seniors aux métiers commerciaux et administratifs d’aujourd’hui et de demain. Les objectifs dans un premier temps de l’équipe Digitalizers et de son fondateur, Dan Noël, sont d’améliorer l’employabilité des acteurs du monde commercial et de les aider à retrouver rapidement et durablement un emploi.

Ce hub digital veut éviter que le fossé se creuse entre les besoins des entreprises et les compétences qu’on peut trouver sur le marché. Dan Noël illustre cette crainte en précisant que « 45% des professions risquent de disparaître d’ici 2030 et 85% des nouveaux métiers doivent encore être inventés ».

Ce sentiment est partagé par de nombreux acteurs de l’écosystème qui constatent que les personnes de moins de 30 ans et celles de plus de 50 ans ayant une formation commerciale “classique” peinent à trouver un emploi à l’ère de cette révolution digitale.

Cependant, le chemin a été long et rempli de réflexions afin de créer ce centre de la culture digitale pour les métiers du commerce. En effet, l’idée a fait son bout de chemin dans le cerveau de Dan Noël durant 3 ans, jusqu’au jour où il reçoit un appel au sujet d’un projet dans le cadre de « impulsion 2022 » lancé par le Secrétariat d’Etat à l’Economie (SECO). Quelques mois plus tard et grâce à une étroite collaboration avec le Service de l’Emploi convaincu de la nécessité de cette initiative, il reçoit une réponse positive. Les comptes à rebours étaient lancés, il avait un peu moins de 8 mois pour construire son équipe et réaliser son concept.

Un fonctionnement disruptif

Depuis le mois d’avril, Dan Noël et son équipe sont entrés dans ce qu’on appelle la phase pilote du projet en accueillant leurs premiers stagiaires au sein de cette nouvelle mesure du marché du travail qui se situe dans des locaux spécifiques à Neuchâtel.

À travers ces 3 mois de “formation”, les stagiaires vivent une immersion digitale complète en mettant la théorie au service de la pratique. En effet, une fois leurs besoins diagnostiqués, les coachs préparent des mises en situations basées sur un catalogue évolutif des compétences regroupant pas moins de 120 softkills, hardskills et digiskills. Ces missions sont directement reliées au développement de Digitalizers comme nous l’explique Dan Noël. « Ainsi, les participants acquièrent des nouveaux savoir-faire, savoir-être et savoir-devenir de manière concrète au cœur du projet. Par exemple, ils devront prochainement travailler sur la communication digitale de la mesure”. 

Non seulement Digitalizers souhaite développer les compétences digitales mais également inculquer une mentalité de cocréation et d’entraide en demandant aux stagiaires plus anciens de prendre sous leurs ailes les nouveaux arrivants.

Les stagiaires sortants reçoivent deux certificats à l’issue de leur formation. Un premier certificat de travail classique relevant les tâches réalisées au sein de Digitalizers, tandis que le second regroupera toutes les compétences développées, le niveau atteint pour chacune d’entre elles qui permettra d’avoir un profilage complet pour l’employeur.

 

 

 

La vision Digitalizers

Actuellement, leur volonté première est de développer l’employabilité des stagiaires afin qu’ils puissent retrouver rapidement et durablement du travail et également pouvoir le conserver par la suite en étant parés face à cette révolution digitale.

Pour améliorer cette employabilité, Digitalizers veut affiner les métiers commerciaux en rajoutant des couches de digitale par-dessus. En outre, ses membres souhaitent également développer l’agilité des stagiaires pour qu’ils puissent réaliser de nouvelles tâches en entreprise et trouver un bonheur au travail.

Par la suite, le but sera de créer un véritable écosystème autour de ce centre digital en accueillant des entreprises qui collaboreront avec des stagiaires sur des projets spécifiques. Cet écosystème ambitionne clairement de s’étendre au-delà des frontières neuchâteloises. En effet, reproduire ce pôle dans d’autres cantons permettraient d’agrandir les collaborations entre stagiaires et entreprises afin de répandre cette culture digitale.

Les mots de la fin de Dan Noël

Alors que ce projet est axé sur la technologie, Dan Noël souligne la volonté de son équipe à placer l’être humain au centre de la table ; « La digitalisation doit être utilisée comme un outil d’inclusion pour replacer l’humain au centre. La technologie doit soulager l’humain des tâches à faibles valeurs ajoutées et laisser la place aux compétences émotionnelles et de création que la technologie ne pourra jamais remplacer ».

Et lorsqu’on demande à Dan Noël si la Covid a eu un impact sur cette révolution digitale, il répond qu’effectivement ce virus a accéléré cette transformation numérique mais il préfère voir une opportunité « nous vivons une époque formidable, nous n’avons jamais eu autant la possibilité de créer, de cocréer sans avoir des millions dans les poches. Cette digitalisation nous permet de communiquer avec la terre entière gratuitement, nous pouvons lever des fonds grâce au crowdfunding etc.».

Il conclut cet entretien avec cette phrase pleine de détermination « Si on a l’envie et la passion, il n’y a plus de limite à la création » !

Digitalizers, un projet à l’ADN de Dan Noël remplie de bienveillance et d’innovation.

 

 

Samuel Calani

 Innovation Time Neuchâtel

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Last modified: 25 avril 2021

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