Une table ronde pour célébrer les 20 ans de l’OVSM

Ecrit par| Vrac

Voilà déjà vingt ans que l’Observatoire des Valeurs de la Stratégie et du Management (OVSM) a vu le jour ! À l’occasion de cet anniversaire, l’OVSM, qui se définit comme un espace de rencontre entre les mondes économique, académique et pédagogique, a organisé une table ronde le mardi 29 octobre à Uni Dufour. Innovation Time Genève et son équipe rédaction ne pouvaient évidemment pas manquer ce rendez-vous.

 

Pierre-Jean Benghozi, Pierre Hoffmeyer, Dimitri Konstantas et Vincent Mottet

Ce mardi 29 octobre, dans l’auditoire, les conversations s’estompent peu à peu et les regards se braquent sur l’estrade : la table ronde est sur le point de commencer. Toutes les personnes présentes sont réunies pour célébrer l’anniversaire de l’OVSM, qui fête cette année ses 20 ans. Dans l’ADN de cette organisation fondée par Michelle Bergadaà est inscrit un concept original, celui de la synergie entre les acteurs des sphères de l’entreprise, de l’enseignement et de la recherche. L’OVSM ne pouvait donc rêver plus beau cadeau que cette table ronde, organisée par son président Pierre-Jean Benghozi, pour aborder les enjeux des relations entreprises-universités , et plus particulièrement la manière de concevoir et de développer les innovations d’aujourd’hui. A cette occasion, huit intervenants ont pris la parole pour apporter leur expertise et exprimer leurs opinions sur ce sujet.
 

Penser l’interaction universités-entreprises 

Comme l’a rappelé Pierre-Jean Benghozi, l’OVSM a à coeur de proposer un modèle précurseur pour penser les relations universités-entreprises, et de laisser de côté le modèle linéaire traditionnel dans lequel les deux pôles sont étanches. Le président estime que, pour casser les séparations qui subsistent encore entre ces deux pôles, la recherche a un rôle important à jouer, tout comme les cours qui articulent les enseignants et les entreprises.
 

L’importance de la formation 

La formation, qu’elle soit académique, professionnelle ou pratique, était au cœur de la discussion. Selon Dimitri Konstantas, professeur à l’UNIGE et directeur de l’Information Science Institute, les universités se doivent d’être proactives en anticipant les professions de demain, sachant que la moitié de celles qui existent aujourd’hui auront disparu dans 15 ans. Les universités devraient donc adapter les formations qu’elles proposent aux besoins du marché, c’est-à-dire aux besoins des entreprises.

Serge Hauert, directeur Group Industry Human Resources chez Richemont International, a quant à lui proposé de favoriser les entreprises apprenantes qui offrent une démarche de formation continue à leurs collaborateurs. L’importance de la formation pratique , qui permet aux futurs entrepreneurs d’analyser le marché afin d’évaluer le potentiel de leur projet, a été soulignée par Ingeborg Albert, Innovation Manager chez Geneus.
 

Collaboration entre les entreprises et l’université

Vincent Mottet, Thomas Maillart, Serge Hauert et Rania Al Baroudi

Vincent Mottet, délégué aux Affaires Stratégiques à l’État de Genève, a évoqué les bénéfices de la collaboration entre universités et entreprises. Effectivement, d’après lui, les universités peuvent aider les entreprises à réfléchir sur leurs problématiques en leur proposant une expertise et des méthodes nouvelles.

Quant à Pierre Hoffmeyer, professeur honoraire à l’UNIGE et ancien chef du service de chirurgie des HUG, il a centré ses interventions sur la collaboration nécessaire entre industrie et recherche, en particulier dans le domaine de la médecine. Il a en effet déclaré qu’aujourd’hui, la chirurgie (pour ne citer qu’un exemple) doit travailler main dans la main avec l’industrie. Cette collaboration est notamment visible à l’université, où les industriels viennent avec leur matériel et où les médecins praticiens expliquent aux élèves les principes qui sous-tendent ce matériel.
 

Nouveaux enjeux pour les entreprises et pour les étudiants

Les entreprises et les étudiants se retrouvent aujourd’hui confrontés à de nouveaux enjeux, comme l’a expliqué Thomas Maillart, maître d’enseignement et de recherche à l’UNIGE et président d’Open Geneva. Alors que les étudiants se demandent comment trouver un environnement de travail épanouissant, les entreprises s’interrogent sur les moyens à leur disposition pour recruter les meilleurs talents. Ce double enjeu devrait, selon Mr Maillart, s’organiser sous la forme d’un matchmaking efficace .
 

Différents pôles en interaction 

Ingeborg Albert et Karlis Alksnis

L’existence de nombreux acteurs et ressources au service de l’innovation a été soulignée par Karlis Alksnis, conseiller juridique à l’UNIGE et chez UNITEC. Celui-ci a notamment mis l’accent sur l’importance d’organiser l’interaction entre ces différents pôles, qui forment un véritable écosystème de partenariats . Cette idée à été reprise par Rania Al Baroudi, directrice du Geneva Creativity Center, qui a également ajouté que « tout ne repose pas sur la formation à l’université ». Les étudiants devraient, selon elle, être exposés à cet écosystème d’acteurs de l’entrepreneuriat et aux incubateurs de start-ups pour les stimuler et les pousser vers l’inconnu.
 

Cette table ronde a été riche en idées pour penser et repenser les enjeux universités-entreprises. Les propositions émises ont été multiples et devraient en inspirer plus d’un. À bon entendeur !

 

Last modified: 28 novembre 2019

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