IT’Live #4: Anton Zeller

Anton Zeller est l’invité de ce IT’Live 4. Cet étudiant-entrepreneur a fondé AZNA en 2018 alors qu’il n’était encore qu’en première année de Bachelor à HEC Lausanne. Aujourd’hui en troisième année, il a su faire évoluer sa start-up en une Sàrl de 33 personnes, spécialisée dans le développement de technologies Swiss-Made. Il nous explique comme AZNA est passé du repackaging d’écouteurs sans-fil au développement et à la production suisse de technologies innovantes diverses. Il évoque avec nous des thèmes variés (études, génie du groupe, modèle horizontal, durabilité, organisation, etc.) que nous vous invitons à découvrir.

C’est d’abord l’envie de porter le nom de la marque le plus loin possible qui a amené Anton à s’entourer d’un maximum de personnes avec qui il pourrait partager cette expérience. Rapidement, la start-up prend de l’ampleur jusqu’à atteindre, en juin 2019, 100 points de vente pour les écouteurs sans-fil AZNA. Bien qu’un véritable réseau de distribution ait été mis en place, toute l’équipe décide de prendre une nouvelle direction, plus proche de ses valeurs : le Swiss-Made. Soucieux de faire dans la durabilité et l’écologie, AZNA arrête de vendre ses écouteurs sans-fil en septembre 2019 pour se consacrer au développement de produits technologiques fabriqués en Suisse. Alors que l’équipe a ses projets de produits à commercialiser, la pandémie la rattrape : n’ayant pas assez de notoriété du fait de leur faible activité sur les réseaux, AZNA fait le choix stratégique de mettre à disposition son savoir-faire. A l’heure actuelle, l’entreprise propose toujours un service de développement complet de projets techniques innovants et Swiss made.

Qu’est-ce qui t’as motivé, personnellement et en termes d’expérience entrepreneuriale à effectuer ce retournement de situation ?
« Le changement ne vient pas de moi mais de l’équipe. Aujourd’hui, on a un modèle de travail qui est très horizontal. Quand j’ai fondé la start-up on 2018, dès que j’ai commencé à engager les premières personnes, j’ai tout de suite créé une forme de direction générale et j’ai partagé directement mon pouvoir. Je ne voulais pas peser plus dans les décisions parce que je considère que mes idées ne sont pas meilleures que celles de mes collègues. On a tous une horizontalité dans nos décisions et c’est tous ensemble qu’on a décidé : aujourd’hui on veut faire ce shifting, on veut faire du Swiss made, on veut faire du durable. »

Comment l’idée est-elle arrivée ?
« Ce sont des discussions qu’il y avait plus ou moins tout le temps dans les réunions. Étant donné qu’on a un modèle très horizontal, les motivations et les valeurs intrinsèques de chacun ressortent. Nous avions tous ces valeurs chez AZNA : une forme de responsabilité sociale et écologique dans ce que l’on fait. On s’est rendu compte qu’on portait tous ces valeurs mais que l’on était en train de commercialiser des écouteurs sans-fil qu’on faisait en Chine. Et c’est là qu’on s’est dit mais non, on ne veut pas faire ça, ce n’est pas ce qu’on veut et le public nous voyait comme une start-up suisse et nous disait « mais faites du Swiss made ! ». Au départ, ce qui nous retenait, c’est quelque chose de difficilement atteignable, parce que faire du Swiss made nécessite des ressources financières, des infrastructures et des ressources humaines. On a fait comprendre autour de nous qu’on voulait faire du Swiss made et un peu comme par magie, des membres beaucoup plus expérimentés dans l’ingénierie électronique et le design industriel ont rejoint la start-up et on a fondé un département R&D à la fin 2019. C’est là que l’aventure AZNA beaucoup plus technique a commencé et a donné tout son sens à ce que l’on fait aujourd’hui. »

En tant que fondateur, qu’elles ont été les plus grosses difficultés auxquelles tu aies été confronté à chaque étape du développement d’AZNA ?
« Je dirais que la mentalité suisse, ça a été une forme d’obstacle pour moi, en tous cas au tout début et même avant AZNA. J’ai toujours senti cette pression des gens qui me disaient que je devais faire d’abord mes études pour ensuite trouver un travail, pour après potentiellement faire de l’entrepreneuriat mais que je ne pouvais pas en faire avant ; il faut une certaine notoriété et une certaine expérience. Les gens ne comprenaient pas vraiment au début et il y avait ce scepticisme et c’est le premier challenge que j’ai dû relever. Après, LE challenge je dirais que c’est de vraiment aller au bout de ses idées et de pouvoir faire en sorte qu’une équipe soit satisfaite. »

Qu’elle a été la solution à la mentalité suisse ?
« La persévérance. Il faut y aller, il ne faut pas voir ça comme des barrières mais comme des opportunités. Les barrières on en a toute sa vie, tout le temps, dans chaque domaine mais je pense qu’il faut effectivement persévérer et au pire on se rend compte soi-même que, peut-être, on est allé trop loin et on s’arrête. Mais j’ai continué et je me suis rendu compte qu’il y avait des gens intéressés. »

Anton Zeller nous livre le reste de son expérience dans le podcast que nous vous invitons à aller regarder sur la chaîne YouTube Innovation Time. Ne manquez surtout pas notre prochain invité qui sera en live, comme tous les mercredis, dès 19h47. D’ici-là n’oubliez pas de nous suivre sur tous nos réseaux.

Par Raphaële Arlettaz

Innovation Time Lausanne

 

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Last modified: 11 mai 2021

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